La Rochelle-La Pallice

En temps de guerre (1914-1918) - Mobilisé sur sa demande en 1916 (Enseigne de vaisseau de 1ère classe) alors qu'il se trouvait en congé pour maladies graves contractées au Service à la Colonie - et en instance de réforme.

Affecté au Commandement de la Marine et du Front de Mer La Rochelle-la Pallice (Ct Capt de Vaisseau OURDAN). 

Officier adjoint au Commandant de la Marine et du Front de Mer. 

Commandant de la Police de la Navigation Maritime. 

Délégué des Routes.

Les petites notes en marge des livres, de la main d'Armand :

... l'amiral de Bon... (Jean Decoux - Adieu Marine)

"A La Pallice j'ai reçu à mon poste les amiraux de Bon, Schwerer et Salaün en tournée d'inspection".

...l'étrange système des « routes patrouillées » contre les sous-marins »... (id)

"Oui, combien étrange et combattu de sa création par les marins du commerce. Je n'oublierai jamais, les « vous nous envoyez autant dire à la mort et sans combat », que j'ai entendu combien de fois des capitaines à qui je donnais les routes confidentielles à leur départ de La Pallice... et c'était la vérité, si souvent."


« tous les commandants d'escorteurs passent bien entendu la nuit entière sur leur passerelle... » (id)

Il en était de même pour les commandants des navires escortés.

La rareté, la quasi absence d'abordages, d'échouages au cours de ces convois a étonné tous les marins, soit de l'Etat, soit du commerce de toutes les nations. J'étais bien placé dès 1916 pour parler des convois de nos côtes atlantiques.

Et que dire des mouvements, de mouillage, d'appareillage de chaque nuit de 2 convois (le montant et le descendant) de 25 ou 30 navires chacun, de 4 ou 5 nations, de tous âges, de toutes vitesses, sans signaux derrière, sans feux, sauf parfois la ratière 

(Ratière : fanal discret, à lumière bleue, 
placé à l'extrême arrière des navires de guerre 
pour permettre au matelot d'arrière, 
en ligne de file de nuit, tous feux masqués, 
de ne pas perdre de vue son matelot d'avant. 
La ratière sert également à transmettre 
discrètement des signaux optiques vers l'arrière.)

et jamais de véritable abordage ou échouage et pourtant ils n'avaient jamais été entraînés aux évolutions en groupe.

Dictionnaire illustré de la Marine : 1916-1918 : ...les Alliés subissent des pertes terribles (près de 900.000 tonnes coulées en avril 1917)...

..."Et combien de marins"

Au fond, le Cinq-Mâts FRANCE dans le port de La Pallice, en 1913

tel qu'Armand a pu le contempler, et l'admirer...

De Laon à Paris